Lundi 23 mars 2009
Bonjour !
J'ai encore reçu un mail provenant d'une chaîne, chose qui m'exaspère au plus haut point à la base, mais celui-là est vraiment particulier (tel quel ou presque) :« Plus jamais ça!!!!!!
Faites suivre ce mail SVP…
L'histoire de
Sarah...Mon nom est Sarah, j'ai 3 ans. (Ah et tu sais déjà écrire ?!)
Mes yeux sont enflés.
Je ne peux pas ouvrir les yeux.
Je dois être bête, je dois être méchante...
Quoi d'autre aurait pu mettre mon père dans un tel état ?
Je souhaiterais être meilleure, je souhaiterais être moins moche, alors peut-être que ma mère voudrait toujours me faire des câlins...
Je NE peux PAS parler. Je NE peux PAS faire de bêtises.
Sinon je suis enfermée toute la journée.
Quand je me réveille je suis toute seule.
La maison est noire.
Mes parents NE sont PAS chez moi.
Quand ma mère vient, j'essaie d'être gentille, sinon j'aurais peut-être un coup de fouet ce soir.
« Ne fais pas de bruit ! »
Je viens juste d'entendre une voiture. Mon père revient du bar de Charlie.
Je l'entends jurer. Il m'appelle.
Je me serre contre le mur.
J'essaie de me cacher de ses yeux démoniaques.
J'ai tellement peur maintenant...
Je commence à pleurer...
Il me trouve en train de pleurer, il me lance des mots méchants, il dit que c'est de ma faute qu'il souffre au travail, il me claque et me tape et me crie dessus encore plus, je me libère enfin et je cours jusqu'à la porte, il l'a déjà fermée, je me mets en boule, il me prend et me lance contre Le mur, je tombe par terre avec mes os presque cassés, (Mais qu’il est fort ce mec ! Et tu n’as pas perdue connaissance ? ) et ma journée continue avec des méchancetés dites...
« Je suis désolée papa! »
Je crie mais c'est déjà beaucoup trop tard...
Son visage a tourné dans une haine inimaginable.
Le mal et les blessures encore et encore...
Mon dieu s'il te plaît, aie pitié ! Fais que ça s'arrête, s'il te plait !
Et enfin il arrête et va vers la porte pendant que je suis allongée, immobile à terre.
Mon nom est Sarah j'avais 3 ans. Ce soir, mon père m'a tuée. (Mais comment t’as pu écrire cette histoire alors ?...)
************
(Ok, j’ai survécu à cette histoire… Passons à la suite.)
Il existe des millions d'enfants qui comme Sarah se font tuer.
Et tu peux les aider.
*Tu me dégoûteras jusqu'au plus profond de moi si tu lis ça et que tu ne le fais pas passer. (Si tu savais comme je m'en fiche...)
Je prie pour toi, parce que tu dois être une personne sans coeur pour ne pas être affecté par cet e-mail.
Si tu as été touché par ce que tu as lu,
Je prie pour toi aussi parce que tu as été sensible.
(Alors là, j’aurais vraiment tout lu…)
Fais quelque chose !
Tout ce que je te demande, c’est d'envoyer ceci et de reconnaître que ces choses arrivent... (Et c'est tout ?!)
Et que des gens comme le père de Sarah vivent dans notre société et qu'ils doivent être punis.
Fais-le suivre parce que, même si ça paraît fou, ça peut, peut-être, changer indirectement nos vies.
Hé, tu sais jamais...
S'il te plaît, fais suivre ça si tu es contre la violence et l'abus sur des enfants.
Et voilà. J’en ai reçu des bêtises dans ma boîte mail, mais celle-ci est l’une des pires que j’aie reçue. En quoi le fait de faire passer un mail à la con va-t-il faire
changer la situation des enfants battus ? Faut-il être naïf pour penser que ce « glurge » (tiens, y'a même ce
texte-là dans l'article !) puisse changer vos vies ?
J’ai trouvé ce mail écœurant d’indécence. D’une part, la photo de la fillette n’est pas « cachée » comme je l’ai fait, et on a presque l'impression que c'est d'elle qu'il pourrait s'agir, alors que cette enfant pourrait être n’importe qui, et surtout, elle pourrait être une enfant vivant dans une famille qui n’a jamais levé les mains sur elle.
En plus, l’usage de la première personne, censé accentuer l’aspect mélodramatique de l’histoire m’a encore plus « gênée » : une gamine de trois ans, morte qui plus est, peut écrire un mail (même si c’est dans un français parfois approximatif) et raconter son calvaire avec des mots qu’une enfant de son âge n’est pas censé connaître ? Je veux bien qu’on puisse se laisser aller à ses émotions en lisant une telle histoire, mais ce n’est pas pour autant que l’on doit oublier de faire fonctionner son esprit critique.
Il y a des moyens plus intelligents et plus efficaces pour lutter contre la maltraitance enfantine, et ce n’est certainement pas en calomniant (« si t’es pas touché, t’es un méchant sans-cœur ! ») qu’on fait avancer le smilblick. Allez, je ne vais pas être sans-cœur et vous donner une lecture utile sur le sujet.
Appelez le 119 au lieu de vous laisser embarquer dans des mélodrames nés d'imaginaires tordus.
Luttons contre la maltraitance (pas seulement envers les enfants d'ailleurs) et contre les mails qui ne servent à rien !
J’ai trouvé ce mail écœurant d’indécence. D’une part, la photo de la fillette n’est pas « cachée » comme je l’ai fait, et on a presque l'impression que c'est d'elle qu'il pourrait s'agir, alors que cette enfant pourrait être n’importe qui, et surtout, elle pourrait être une enfant vivant dans une famille qui n’a jamais levé les mains sur elle.
En plus, l’usage de la première personne, censé accentuer l’aspect mélodramatique de l’histoire m’a encore plus « gênée » : une gamine de trois ans, morte qui plus est, peut écrire un mail (même si c’est dans un français parfois approximatif) et raconter son calvaire avec des mots qu’une enfant de son âge n’est pas censé connaître ? Je veux bien qu’on puisse se laisser aller à ses émotions en lisant une telle histoire, mais ce n’est pas pour autant que l’on doit oublier de faire fonctionner son esprit critique.
Il y a des moyens plus intelligents et plus efficaces pour lutter contre la maltraitance enfantine, et ce n’est certainement pas en calomniant (« si t’es pas touché, t’es un méchant sans-cœur ! ») qu’on fait avancer le smilblick. Allez, je ne vais pas être sans-cœur et vous donner une lecture utile sur le sujet.
Appelez le 119 au lieu de vous laisser embarquer dans des mélodrames nés d'imaginaires tordus.
Luttons contre la maltraitance (pas seulement envers les enfants d'ailleurs) et contre les mails qui ne servent à rien !
…ou d'un maquillage un peu poussé.
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