Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog d'Émy

Final Fantasy VIII

15 Juin 2011, 20:15pm

Publié par Émy

Bonjour !

 

Aujourd’hui, j’ai envie de parler d’un jeu qui, certes, ne date pas d’hier, mais qui – paraît-il – est culte pour une partie des joueurs de RPG japonais. Fort de cette réputation et ayant entendu dire par un ancien collègue qu’il était meilleur que son encore plus culte prédécesseur, Final Fantasy VII, je me suis laissée tenter par l’achat de ce jeu.

Dans cet article, vous saurez si je suis d’accord avec cette affirmation ou pas et, en m’efforçant d’éviter de trop le comparer avec Final fantasy VII ou encore avec d’autres RPG bien meilleurs, de dire ce qui m’a plu et déplu dans ce huitième opus de la saga de RPG la plus célèbre au monde.

 

Jaquette_EU.jpg

 

 

Genre : RPG

 

Editeur : Sony

Développeur : Squaresoft

Support : PlayStation, PC

Dates de sortie :

- Japon : 11 février 1999

- Amérique : 31 août 1999

- Europe : 27 octobre 1999

 

Équipe :

- Production exécutive : Hironobu Sakaguchi

- Réalisation : Yoshinori Kitase

- Musique : Nobuo Uematsu

- Programmation : Ken Narita

- Design du système de combat : Hiroyuki Itô

- Design des personnages : Tetsuya Nomura

- Direction artistique : Yûsuke Naora

- Scénario : Kazushige Nojima

- Illustration : Yoshitaka Amano

 

L'histoire

D’après moi, le scénario de FFVIII est plutôt pauvre (et c’est un euphémisme !). Pour être plus précise, le déroulement de l’histoire est carrément bâclé avec ses rebondissements qui n’en sont pas et est tout à fait incohérent par moments (le coup de l’amnésie groupée est vraiment le twist le plus difficile à avaler que j’ai croisé ! À croire que c’est M. Night Shyamalan qui a écrit le scénario).

 

Squall-Vs-Seifer.jpgPour commencer, en voyant la cinématique de début, je me suis imaginé que la rivalité Squall/Seifer serait un aspect central du jeu. Quelle erreur ! Elle n’est pratiquement pas exploitée ! Seifer est inutile au possible et il a hérité des pires dialogues écrits dans ce jeu (et ils sont tous mauvais, c’est dire le niveau !…).

 

De même, je m’attendais à ce qu’il y ait un lien fort et essentiel entre l’histoire principale et la parallèle, mais il n’en fut rien. Cette dernière est accessoire, pour ne pas dire tout à fait dispensable et incroyablement mal construite, n’a servi qu’à rallonger la durée de vie du jeu. Rien à voir avec la parfaite imbrication de la double histoire de Baten Kaitos 2, infiniment supérieure à cette bluette. En plus, la conclusion du récit parallèle est tout aussi indigente et tirée par les cheveux que le reste du scénario. D’ailleurs, là aussi, l’exploitation de cette piste est inexistante.

 

Pour en remettre une couche sur le thème : « on balance une idée mais ne l’exploitons pas le moins du monde », ni les motivations, ni l’identité et encore moins la nature du boss de fin ne sont claires : « Je suis une méchante sorcière veut détruire le monde en fusionnant le passé, le présent et le futur ! Mouahaha ! » Et donc, tu vas faire quoi de cette fusion ? Rien ?! Ah c’était juste comme ça pour t’éclater ?… On peut donc clairement dire que t’avais du temps à perdre, hein ?…

 

Ultimecia Vraie-formePour finir sur cet aspect « on fait des trucs qui ne servent à rien », certains personnages que l’on pensait importants ont la fâcheuse tendance à être brutalement relégués aux second voire au troisième plan (s’ils ne sont pas carrément voués à disparaître), comme ça, sans aucune forme de procès. Ce sera le cas pour Édéa, le propriétaire/mécène de la Fac (en fait, il avait l’air important mais ne servait vraiment à rien : je n’ai pas compris ce qu’il foutait là), Ellone et Seifer entre autres personnages au potentiel on-ne-peut-plus gâché.

 

En plus de ça, ce jeu réussit l’exploit incroyable d’être horriblement long et terriblement court ! Je m’explique : très long à cause de ses combats interminables. Un banal combat de terrain peut durer une bonne dizaine voire une quinzaine de minutes et je n’exagère pas le moins du monde ! Rares sont les combats que l’on réussit à achever en moins de quelques minutes. Et c’est pire si l’on choisit d’user et d’abuser des invocations. Celles-ci sont, certes, très belles, mais il aurait été tellement mieux que l’on puisse avoir la possibilité de choisir si l’on souhaite ou non les voir en entier à chaque fois. Une invocation qui dure deux minutes, c’est sympa une fois mais pas dix ! À la fin, je lançais mes invocations pour mes trois personnages et faisait autre chose en attendant que ça passe… Je vous laisse donc imaginer le temps que l’on passe à tenter de battre un boss !

 

J’oubliais d’évoquer les quêtes secondaires qui sont les plus crispantes jamais imaginées. Imaginez-vous qu’il faille battre vingt fois de suite le même ennemi pour obtenir une invocation. À quinze minutes par combat, vous vous rendez compte du temps perdu pour si peu ?! Et il en est à peu près ainsi pour le peu de sous-quêtes que j’ai eu la patience de faire !

 

À l’inverse, ce jeu est aussi très court à cause de son histoire et de son déroulement, bien entendu. « Ah déjà ?! Mais il ne s’est rien passé (ou presque) ! » est la phrase que je me disais à chaque fin de CD. Je ne comprends, d’ailleurs, toujours pas pourquoi ce jeu s’étale sur quatre CD là où deux auraient très, mais alors, très amplement suffit !

 

Pour résumer : Tout au long du jeu, j’ai eu la forte impression que les scénaristes ont tout donné pour l’opus précédent et étaient totalement à court d’idées pour FFVIII  et donc, je me suis fait ch*** comme un rat mort, re-mort et re-re-mort.

 

Personnages

Les personnages

Je les ai trouvés surprenants, vraiment ! Ils sont âgés de 17/18 ans (même la prof !) alors que (à l’exception de Selphie) ils font au moins 25 ans et ont, dans la majorité des cas, 14/15 ans (voire moins) mentalement. C’est extraordinaire. Jamais je n’aurais cru qu’on puisse à ce point rater la construction d’un personnage ! Du coup - malgré leur charisme – j’ai eu du mal à les trouver crédibles : difficile de rester charismatique quand on ne raconte que de la merde !

Seifer

En gros, ils ont été ma première déception du jeu. Pour être plus précise, c’est Squall et Seifer qui m’ont le plus déçue. Les autres sont absolument insignifiants. Pour tout dire, je les préfère de loin dans Kingdom Hearts, ils sont moins puérils ; alors que je m’attendais à rencontrer des personnages un peu à l’image de Cloud du FVII : ténébreux, plus ou moins torturés sans être chiants comme la mort et surtout avec un peu de jugeote, je n’ai eu droit qu’à des adolescents puérils, niais, d’une impressionnante absence de profondeur et terriblement têtes à claques (Surtout Seifer : « Je réalise mon rêve : être un chevalier servant ! » WTF ?! Il est sérieux ?!).

 

Le pire reste pour moi la métamorphose du caractère de Squall au milieu du jeu. C’est le twist le plus infâme de l’histoire du jeu vidéo à mon avis : en gros, il passe d’un coup de « m’en fous de tout le monde, j’aime et n’ai besoin de personne » à « Ô ma Linoa, mon amour, mon cœur, je ne peux vivre sans toi, je ferai tout pour te sauver, toi, la prunelle de mes yeux ! ». Je peux vous dire que j’avais comme une furieuse envie de tester l’aérodynamisme de ma télé, de ma PlayStation et surtout des quatre CD du jeu !

 

Ah et j’oubliais les personnages de l’histoire parallèle : ils ont infiniment plus de charisme que les personnages principaux (hors Squall et Seifer) mais n’ont pas le moindre intérêt. Ça sent le gâchis à plein nez !

Equipe-bis

 

Le Game Play

Bien que particulièrement innovant, j’ai trouvé la prise en main de ce jeu particulièrement difficile et pas si bien gérée que ça. Je ne vais pas, comme beaucoup, regretter la disparition des MP, car ça rend les combats « trop faciles ». OK, mais sachant que malgré ça, ils durent des plombes, qu’est-ce que ça aurait pu être avec un nombre limité de MP !

 

D’ailleurs parlons de ce qui rend les combats trop longs : l’ATB (Active Time Battle) n’est Actif que de nom ! J’ai vérifié, re-vérifié et encore vérifié mais malgré la configuration en mode actif, il m’a fallu attendre bien sagement que l’ennemi que je combattais ait fini son tour avant de pouvoir espérer lancer la moindre commande à mes personnages. Voilà qui contribue grandement à enfler la durée des combats. Je n’ai pas joué à énormément de RPG dans ma vie, mais FFVIII a bel et bien été le plus mou jamais testé en matière de combats !

 

Ajoutons à cela qu’il faille attendre que la jauge de chargement des invocations se remplisse avant qu’elle ne se décide enfin à pointer le bout de son nez et on peut se retrouver avec un combat devant durer moins de trois minutes mais qui se retrouve affublé d’une durée qui va au-delà du supportable. Concernant les invocations, c’est vrai jusqu’à ce qu’un personnage les ait invoqué suffisamment souvent pour qu’ils arrivent quasi instantanément du moins mais ça demande un peu de temps et une bonne gestion de la distribution de ces mêmes invocations.

Menu.jpg

Sinon, comme je disais, le système de gestion des personnages et de leur magie est franchement complexe « dignes d’un tableur Excel » et « aussi hermétiques qu’un manuel de calculatrice » ai-je pu lire. Si vous saviez comme c’est vrai ! Il est bien plus facile de monter deux meubles IKEA en même temps et sans mélanger les pièces que de faire évoluer ses personnages dans ce jeu !

 

Malgré cela et contrairement à ce que j’ai pu lire çà et là, il est tout à fait possible de battre certains ennemis uniquement à l’arme blanche mais la difficulté de prise en main rend la chose extrêmement contraignante : il faudrait changer de configuration pratiquement pour chaque ennemi, ce qui impliquerait que l’on passerait des heures et des heures à fouiller dans les menus pour trouver la meilleure tactique possible. L’autre problème dans ce Game Play réside dans le fait qu’il faille perdre un temps incroyable à « voler » les magies à ses ennemis, ce qui rallonge encore des combats déjà interminables. Du coup, lorsqu’un vol rate, la frustration est vraiment très grande !

 

Interface.jpg

Le pire, c’est qu’il est souvent préférable de ne pas les utiliser car la magie est un élément essentiel pour l’attaque, la défense et la protection efficace, grâce à leur association avec l'armement et les armures des personnages. Du coup, on est condamné à utiliser les invocations pour tenter d’expédier un combat – contradictoire, n’est-ce pas ?- car les magies les plus puissantes sont utilisées pour équiper les personnages : les utiliser reviendrait à s’affaiblir, donc à compromettre ses chances de victoire sur certains ennemis.

 

Il n’empêche que, quand j’ai fini par vraiment comprendre comment ça marche - c’est-à-dire : presque à la fin du quatrième CD…- c’est ce que j’ai préféré dans ce jeu.

 

La musique et le graphisme

 

Un autre point fort de ce jeu : les graphismes qui sont vraiment très beaux pour l’époque. Les cinématiques, bien que totalement inutiles et souvent trop longues et carrément nulles d’un point de vue narratif dans la majorité des cas, sont magnifique pour de la PS One. 

 

D’ailleurs, elles sont très présentes dans FFVIII, surtout au début du jeu. Il y en a même beaucoup trop, si bien que l’on a plus l’impression de regarder un film d’animation que de jouer à un jeu vidéo. Du coup, on a beaucoup plus souvent la manette posée sur ses genoux que dans les mains.

Fac.jpg

Pour ce qui est de la musique, ce fut comme pour les personnages : une horrible déception. J’ai trouvé pas mal de titres plutôt inappropriées par moments et globalement monotones voire carrément gonflantes (il m’est même arrivé de couper le son…).

 

Comme pour le scénario, Nobuo Uematsu s’est saigné à blanc pour FFVII et n’avait plus rien en réserve pour son successeur.

 

D’ailleurs, il y en a quelques-unes qui sont ni plus ni moins que des pâles copies pas mal remaniées mais clairement en deçà des originales. Le thème des combats est soporifique (combien de fois me suis-je endormi en pleine bataille ?!), celle d’entrée du jeu est insupportable et seule la musique de la cinématique du début vaut le coup d’être écoutée, même si elle est loin d’être inoubliable. De toute façon, le mieux à faire avec la musique de ce jeu est justement de l’oublier !

 

Pour conclure

J’en avais des choses à dire sur ce jeu ! C’est que j’ai eu pas mal le temps de réfléchir à tout ça pendant que je jouais… Je me suis franchement ennuyée, c’est le moins que l’on puisse dire. Il n’y a que les moments où je cherchais la meilleure solution pour rendre mes personnages plus puissants grâce aux magies que j’étais attentive et intéressée par ce que je faisais et il est même possible que ça m’ait amusée. Sinon, l’univers ne m’a franchement pas emballée, ce qui ne m’a pas aidée à rentrer dans ce jeu.

 

Pour tout dire, j’ai eu l’impression de relire Twilight : arrivée à la moitié du jeu, j’ai constaté avec horreur qu’il ne s’est quasiment rien passé d’intéressant ! Vous avez donc, à cet instant précis, une bonne idée de ce que je pense de ce jeu, n’est-ce pas ?…

 

Enfin, je tiens à préciser que cet article est aussi long, si ce n’est plus que les solutions que l’on peut trouver pour ce jeu sur Internet (si l’on ne tient pas compte des quêtes annexes)… C’est dire comme ce jeu est d’une incroyable profondeur !

Fin.jpg

 

Au fait, si - malgré ma critique- ça intéresse quelqu’un, je revends mon exemplaire de Final Fantasy VII.

Commenter cet article

Michael Colignon 21/03/2016 02:57

"En gros, ils ont été ma première déception du jeu. Pour être plus précise, c’est Squall et Seifer qui m’ont le plus déçue. Les autres sont absolument insignifiants. Pour tout dire, je les préfère de loin dans Kingdom Hearts, ils sont moins puérils ; alors que je m’attendais à rencontrer des personnages un peu à l’image de Cloud du FVII : ténébreux, plus ou moins torturés sans être chiants comme la mort et surtout avec un peu de jugeote, je n’ai eu droit qu’à des adolescents puérils, niais, d’une impressionnante absence de profondeur et terriblement têtes à claques (Surtout Seifer : « Je réalise mon rêve : être un chevalier servant ! » WTF ?! Il est sérieux ?!)."

J'étais un joueur N64 à l'époque de FF7 sur ps1, il y avait plein de fanboy de ce jeu et bien plus tard je l'ai testé, juste comme ça et ton texte me fait réagir car je pense la même chose de FF7. Ce jeu est terriblement puéril et débile, une vilaine société(bouuuuh) pollue, faisons sauter une centrale ! WTF. à partir de là j'ai fermé le jeu et n'y ai plus jamais touché.

Les eco terroristes ça me fait pas rire et ne m'inspire vraiment pas.

Urashima Keitaro 30/06/2011 11:01




Merci d'avoir pris le temps d'écrire cette critique. J'ai souvent entendu dire que Final Fantasy VIII était l'un des meilleurs Final Fantasy qui n'ait jamais existé en ce bas monde.


 


Je n'ai pas eu l'occasion de le tester mais j'ai pu jouer à Final Fantasy IX qui m'avait enchanté (bien que les fans du précédent opus se soient empressés de me dire à quel point FFIX était
nullissime). Je serais d'ailleurs curieux de connaître ton opinion sur celui-ci.


Prends soin de toi.




Émy 11/09/2011 08:40



Je me suis permis d'effacer le commentaire doublon, si tu le permets. Merci d'être passé en tout cas.


Pour ce qui est de FFIX, je n'y ai jamais joué malheureusement. Je compte bien me le procurer pour le tester de toute façon.


Prends soin de toi aussi.