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Le blog d'Émy

« Ponyo sur la Falaise » De Hayao Myazaki

9 Mai 2009, 16:15pm

Publié par Émy

C'est bien la première fois que je mets de la musique dans un de mes articles.

Bonjour !

Je vais aujourd’hui vous donner mon avis sur un film sorti récemment – ça ne m’étais pas arrivé depuis le dernier Batman ! – la dernière réalisation de Hayao Miyazaki : 崖の上のポニョ, Gake no ue no Ponyo.
Avant toute chose, je tiens à remercie infiniment Gaëtan de m'y avoir invitée !



Titre original : 崖の上のポニョ
Réalisateur / Scénariste : MIYAZAKI Hayao - 宮崎駿
Producteur : SUZUKI Toshio - 鈴木敏夫
Producteur exécutif : MIYAZAKI Hayao - 宮崎駿
Durée : 1h40
Genre : Animé | Aventure
Musique originale par : HISAISHI Joe - 久石譲
Studio d'animation : Ghibli
Studio de production : NTV (Nihon TV) ; Dentsu ; Walt Disney Pictures ; Toho
Pays : Japon
Date de sortie : 19 juillet 2008 (Japon) ; Janvier 2009 (France, avant-première au festival international de la bande dessinée d'Angoulême) ; 8 avril 2009 (France, Belgique)
Distributeurs : Walt Disney Pictures ; Toho

Synopsis :

« Le petit Sôsuke, cinq ans, habite une maison construite au sommet d'une falaise qui surplombe la mer. Un matin, alors qu'il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge piégée dans un pot en verre, qu'il baptise Ponyo. Sôsuke la sauve et décide de la garder avec lui dans un seau. Ponyo est aussi fascinée par Sôsuke que ce dernier l'est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto - un sorcier autrefois humain qui vit au fond de la mer - la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s'échappe pour retrouver Sôsuke. »



L’histoire :

Pour commencer, je ne vais rien faire d’autre que paraphraser ce que j’ai pu lire par ailleurs et que j’ai effectivement pu constater à la vue du film : c’est une nouvelle version très librement revisitée de « La petite Sirène » d’Andersen. Bien entendu, on est loin d’une adaptation de chez Disney avec ses chansons toutes les sept minutes, son manichéisme et sa sirène censée ressembler à Alyssa Milano.
Au-delà de ça, l’histoire de Ponyo est suffisamment simple pour être comprise des jeunes enfants — public auquel ce film est avant tout réservé — sans pour autant que ceux-ci ne soient pris pour des attardés ! Aussi enfantin que ce film puisse être, il n’est reste pas moins assez subtil. Il y a deux-trois trucs que je saisis au moment même où je rédige cette note : Chacun des deux enfants est élevé en grande partie par un seul de ses parents – celui du sexe opposé en l’occurrence, même si ce sont les mères qui ont le dernier mot. C’est d’ailleurs peut-être aller un peu loin pour ma part que d’affirmer qu’on peut constater à quel point ça peut-être difficile d’être père d’une (et à plus forte raison de plusieurs) fille(s).
Ce père qui veut protéger sa fille malgré elle en la gardant pour lui, alors que Sôsuke, de son côté, veut protéger Ponyo tout en hésitant pas à la présenter à ses proches. Chacun à peur pour elle, mais ils réagissent tous deux d’une façon totalement différente.
Bref, je vais arrêter là l’analyse. Surtout que, de l'aveu même de l'auteur, il n'y a pas de message à voir là-dedans (pas consciemment en tout cas !). Je vais donc passer à…


Mon avis :

Pour être honnête, je ne savais pas trop quoi en dire. Je n’ai été déçue qu’une fois par une animation de Miyazaki, et celle-ci n’en est pas une, loin de là.
J’ai trouvé l’histoire vraiment mignonne, l’animation superbe – d’autant plus que tout a été dessiné à la main – et la musique de Joe Hisaichi est, comme toujours, absolument magnifique. En plus, j’ai particulièrement adoré la pétillante et bondissante Ponyo.
J’ai aussi beaucoup aimé la référence à « la Chevauchée des Walkyries » extrêmement bien rendue. La scène en question est d'ailleurs ma préférée du film.
Comme toujours dans les films de Miyazaki, les personnages sont une grande réussite et suffisamment attachants pour qu’on accroche au film sans problème.
Que dire de plus ? Si ce n’est que dans la filmographie de Miyazaki, cette animation est bien plus à rapprocher de « Mon voisin Totoro » que de « Mononoké » et même de « Chihiro » – par exemple – qui ne se regardent pas du tout de la même façon ; « Princesse Mononoké » étant bien trop violent pour un jeune public et « le voyage de Chihiro » peut-être un peu trop complexe.

Il y a quand même quelque chose dans cette animation qui fait qu’elle n’égale pas, à mes yeux, celles qui me plaisent le plus. En revanche, je ne saurais trop dire quoi. C’est d’ailleurs ce qui explique que je ne savais pas comment chroniquer ce film.

 

« Je me suis attaché à créer un univers accessible à un enfant de cinq ans. A cet âge, on ne raisonne pas, mais on ressent instinctivement la vraie nature du monde », avait affirmé Hayao Miyazaki sur la chaîne publique NHK.


Peut-être est-ce tout simplement le fait que je perds mon âme d’enfant…

J'ai aimé parce que quelque part, il me reste tout de même un côté enfant !

Je retiens aussi que ce film aura eu l'avantage de permettre à mon compagnon d'apprendre quelques mots de japonais ainsi qu'un point de grammaire de cette langue. Comme quoi…

P.S. :
- Mes images viennent toutes de *là*.
- Je songe sérieusement à changer de plateforme de blog, Over-Blog est de plus en plus exaspérant…

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