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Le blog d'Émy

« La Promesse du Lendemain » de Tsuji Hitonari

28 Février 2009, 21:25pm

Publié par Émy

Bonsoir !

Après une longue absence, me revoici pour vous parler de ma toute dernière lecture.

Le livre :


Titre :
La Promesse du lendemain
Titre original : アカシア( Acacia)
Auteur : Tsuji Hitonari ( 辻仁成 )
Traduit par Yutaka Makino
Édité par Phebus ( http://www.phebus-editions.com )
Première publication au Japon : 28 septembre 2005 aux éditions Bunshun.
Parution en France : 04 Avril 2007
Broché • 171 pages • 20.5 X 14 cm



Le recueil « La Promesse du lendemain » regroupe les nouvelles suivantes :

  • La Poste (ポスト) [ Posuto ]
  • La Promesse du lendemain (明日の約束) [ Ashita no yakusoku ]
  • Pigeon vole ( ピジョンゲーム) [ Pijon Gēmu - Pigeon Game ]
  • Les Choses invisibles (隠しきれないもの) [ Kakushikirenai mono ]
  • Le Voleur de chansons (歌どろぼう) [ Utadoro Bō ]
  • Ce que l'on voit de plus éloigné depuis la terre (あとがきにかえて) [ Ato ga ki ni kaeta ]

 

Résumé de l’éditeur :

 

« Qui est cette inconnue qui se rend jour après jour à la poste pour observer le guichetier à la dérobée? Savez-vous que là où vit la jeune Acacia, le temps n’existe pas? Pour quelle raison cet homme qui s’amuse des heures avec les pigeons se laisse-t-il envahir par une tristesse infinie au moment de rentrer chez lui? Quel est ce mal qui rend tous les habitants d’un pays sans nom incapables de chanter? Pourquoi ce petit garçon s’est-il choisi pour héros un SDF qui porte un sac de toile sur la tête, et pourquoi massacre-t-on soudain tous les chiens de son quartier? Coincée avec son petit ami tout en haut de la grande roue, cette femme trouvera-t-elle la force de lui dire qu’entre eux, c’est fini ?

Les réponses à ces questions sont à découvrir au fil des nouvelles de Hitonari Tsuji. Dans ces histoires en forme de fables, le poète se fait le chantre des amours qui naissent puis se fanent, de la solitude résultant de l’incommunicabilité, de la violence du monde. Ainsi, au détour de phrases pures, limpides, lumineuses, surgissent l’étrangeté et les ténèbres. »


Avant toute chose, une petite

Revue de presse :


« Le recueil impressionne par sa cohérence thématique et esthétique. Toutes les nouvelles se déroulent dans un monde clos, claustrophobe, et mettent en scène des personnages irrémédiablement seuls, et qui cherchent un sens à une vie qui leur échappe. Les lieux sont décrits d'un trait, sans lyrisme aucun, sans détails les ancrant dans un réel repérable. On ne remarque qu'une seule allusion, et très fugitive, au Japon. Sinon, on est dans un monde imaginaire - peut-être prémonitoire -, un monde étrange, un monde d'après la civilisation, un monde où la mort rôde, où les peuples se déchirent dans des guerres civiles, où un quartier mortellement paisible peut être dévasté par la haine et la peur de la différence... Chacune des nouvelles de ce recueil est une sorte de fable, d'apologue et, comme de n'importe quelle fable, on imaginerait pouvoir en tirer une morale. Ce n'est pas le cas : Tsuji ne démontre rien, refuse tout développement abstrait, se contente de donner à voir, sans jamais conclure. Il n'est jamais meilleur que dans ce registre de réalisme onirique, qui devient rapidement de la pure poésie. »

Christophe Mercier - Le Figaro du 19 avril 2007

Couverture japonaise

Mon avis :


Je ne sais vraiment pas quoi dire de plus à propos de ce recueil de nouvelles. J’avoue avoir entamé cet article sans avoir la moindre idée de ce que je pouvais en dire. C’est véritablement une œuvre atypique, qui ne ressemble en rien à ce que j’ai pu lire auparavant en littérature occidentale. Un peu comme pour « Le Passage de la nuit », à la différence que j’ai vraiment beaucoup aimé la lecture du livre de Tsuji. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde avec ce recueil, même  si j’ai parfois eu du mal à saisir les récits que j’ai lu. Je n’ai cependant pas eu le même sentiment d’ennui agacé que pour « le passage de la nuit ». Peut-être parce que les histoires sont plus courtes ; ce qui est sûr, c’est que même s’il y a parfois des éléments plus ou moins surnaturels, ces petites histoires se tiennent et sont même crédibles.
Tout ça pour dire que j’ai été captivée par ces récits, très bien racontés. J’aime beaucoup le style de la traductrice, alors je n’ai rien à redire concernant la transcription en français.

Je préfère ne pas décrire les nouvelles. Je me contenterai simplement de vous conseiller fortement leur lecture. C’est une lecture facile, et le livre n’est pas bien cher.

Superbe livre, mais la toute première nouvelle « la Poste » est quand même celle que j’aime le moins.

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